Michael Barnett, Eyewitness to a Genocide. The United Nations and Rwanda, Cornell University Press, Ithaca 2002.
Jean Damascène Bizimana, L´église et le génocide au Rwanda. Le Pères Blancs et le Négationnisme, L´Harmattan, Parigi 2001.
Colette Braeckman, Rwanda. Histoire d´un génocide, Fayard 1996 (trad. it.: Ruanda: storia di un genocidio, Strategia della lumaca, Roma 1886)
Jean-Pierre Chrétien, Rwanda: Propaganda di un genocidio, in Reporter San Frontières, I media dell´odio, EGA, Torino 1998.
Michela Fusaschi, Hutu-Tutsi: alle radici del genocidio rwandese, Bollati Boringhieri, Torino 2000.
Philip Gourevitch, Desideriamo informarla che domani verremo uccisi con le nostre famigli. Storie dal Rwanda, Einaudi, Torino 2000.
Groupov, Rwanda 94. Une tentative de réparation symbolique envers les morts, à l´usage des vivants, Editions Theatrales, Paris 2002.
Fergal Keane, Season of blood. A rwandan journey, Penguin Book, London 1996 (trad. it: Stagione di sangue: un reportage dal Rwanda, Feltrinelli, Milano 1997
Human Rights Watch - Fédération Internazionale des ligues des droits de l´Homme, Leave None to Tell the Story. Genocidi in Ruanda, Human Rights Watch, New York 1999.
Linda Melvern, A People Betrayed, The Role of the West in Rwanda´s Genocide, Zed Books, London 2002.
Yolande Mukagasana, La morte non mi ha voluta, Edizioni La Meridiana, Molfetta 1998.
Samantha Power, Bystanders to genocidi, "The Atlantic Monthly", settembre 2001.
André Sibomana, L´accuse per il Rwanda, EGA, Torino 1998.
The international Panel of Eminent Personalities to Investigate the 1994 Genocide i Rwanda and the Surrounding Events, Rwanda: The Preventable Genocide, Organization of Africaaan Unit, maggio 2000.
Les personnes handicapées, rwandaises en particulier, ont besoin d´une intégration sociale.
Concept de handicap dans la société rwandaise
Le manque d´intégration des personnes handicapées au Rwanda dépend de nombreux facteurs, dont tout d´abord le concept même de "handicap"..
Dans la société rwandaise, la personne "handicapée" est appelée Ikimuga. La terminologie est née il y a de nombreuses années et était attribuée au début à des objets, non pas à des personnes.

Punition
Le Rwanda est un pays catholique où Dieu représente un être suprême qui décide tout. C´est Dieu qui accouche et fait grandir les enfants.
Dans cette prospective, quand un enfant naît handicapé cela signifie que Dieu l´a voulu ainsi, comme une punition pour la famille. Dans ce cas la famille se sent coupable et est mal vue par les familles alentours et par toute la société.
L´enfant handicapé est toujours victime puisqu´il est caché par sa famille par peur d´être mise à l´écart de la société. En effet la famille avec un enfant handicapé se sent elle aussi handicapée et essayera de se libérer en le cachant ou en s´éloignant de lui, en l´isolant. Par exemple, il ne participera pas aux cérémonies familiales comme le mariage des frères et des sœurs.
Activités familiales
Un autre facteur est que la grande partie des familles rwandaises vit de l´agriculture traditionnelle qui demande beaucoup de main-d´œuvre. Dans la mentalité des familles donc, avoir de nombreux enfants signifie avoir une beaucoup de bras; au contraire, avoir un enfant handicapé signifie avoir une bouche en plus à nourrir.

Le génocide
De plus le génocide des tutsi rwandais - 1994 - a laissé les personnes handicapées dans des conditions socio-économiques encore plus critiques.
Le nombre de personnes handicapées "vulnérables" a augmenté considérablement. Celles-ci sont quotidiennement exposées à des graves risques comme l´exode vers les centres urbains et la mendicité.
Les problèmes les plus graves que ces personnes doivent affronter sont l´insuffisance alimentaire, le manque de logement adapté, la difficulté d´accès aux services sanitaires, le manque d´accessoires pour la maison, et l´isolation, ce qui accentue l´inconfort psychologique des personnes handicapées déjà traumatisées. Certains parmi elles sont orphelins et assument les responsabilités de chefs de famille suite à la disparition des deux parents.
Conclusion
Les personnes handicapées devraient bénéficier d´une orientation capable de considérer la potentialité, la capacité, les intérêts, les attitudes, les aspirations personnelles, les caractéristiques différentes selon l´autonomie qu´elles sont en mesure d´avoir malgré l´infirmité (physique, sensorielle, psychique). Avec l´entrainement, de nombreuses personnes qui ne marchent pas, qui ne communiquent pas, etc...peuvent apprendre à mieux faire tout un tas d´activités.
Souvent la famille et la communauté ne donnent pas l´opportunité aux personnes handicapées de faire les activités dont elles auraient besoin. Elles ne sont pas encouragées à aller à l´école, à travailler, à participer aux activités en famille.

La société qui ne prend pas en compte la présence des handicapés n´est pas en mesure de se rendre compte et n´aide pas à la suppression des préjudices et des comportements de refus. En d´autres termes, il ne peut pas y avoir de réhabilitation sans socialisation, il n´est pas non plus pensable d´agir pour l´insertion des personnes handicapées en leur offrant des services, des occasions pour s´instruire, des formations et des travaux différents de ceux offerts à tous les autres.
Textes et Photos par Jean-Pierre R.
Traduit par Gaia J.